SITUATION

La commune d’Arthon en Retz est située au sud-ouest du département de Loire-Atlantique, dans le Pays de Retz.

Elle a une superficie de 3924 ha. Sa population légale au 1er janvier 2014 est de 3 942 habitants.

Arthon en Retz est entourée de communes de taille comparable : (Chéméré, 2 377 hab. – Chauvé, 2 595 hab. – Bourgneuf-en-Retz, 3  487 hab. – Saint Père-en- Retz, 4 300 hab.)

Elle est située à 11 km du centre-ville de Pornic (14 704 hab.) et à 30 km des portes des agglomérations de Nantes et de Saint Nazaire.

Le bourg est au croisement de la RD 751 (route à grande circulation Nantes / Pornic) et de la RD 5 (Saint-Brévin-les-Pins / Bourgneuf-en-Retz). L’ouverture, en juin 1997, de la déviation de la RD 751 a induit quelques bouleversements dans la vie locale. La proximité d’Arthon en Retz avec Pornic a été renforcée par la création de la communauté de communes de Pornic en fin d’année 2001.

Cet établissement public de coopération intercommunale compte huit communes : Arthon en Retz, La Bernerie en Retz (2 640 hab.), Chauvé, Les Moutiers en Retz (1 379 hab.), La Plaine sur Mer (3 942 hab.), Pornic, Préfailles (1 283 hab.) et Saint Michel Chef Chef (4 570 hab).

Plan du Bourg

Plans de la campagne

UN PEU D’HISTOIRE…

Arthon…Ancien blason Arthon

Arthon est un très ancien pays dont le nom dérive d’Arthus, terme celtique désignant l’ours, animal divin chez les Celtes.

Des silex taillés et quelques haches polies attestent d’une occupation humaine au mésolithique et au néolithique.

A l’époque gallo-romaine une importante villa était située au niveau de l’actuel presbytère. Il subsiste quelques vestiges de l’aqueduc de 3 km qui y amenait l’eau de la fontaine Bonnet.

Au IX ème siècle, après la victoire d’Erispoe, le Pays de Retz devient breton. Arthon est alors le chef-lieu d’une des vingt divisions du comté nantais. Arthon apparaît en 1 100 dans le cartulaire de Redon sous le vocable Artum, puis au XIIe siècle Arcon et enfin au XIIIe Arton.

Au Moyen-âge subsistent les traces d’un château-fort et d’une chapelle de la seigneurie de la Sicaudais, citée en 1119. Un des seigneurs du lieu, monsieur de Chevigné, reçoit à sa table, en 1587, le roi de Navarre, futur Henri IV.

Création de la Sicaudais

Au milieu du XIX ème siècle, il n’y avait que deux modestes villages : la Masure et la Janvrais. Mademoiselle Victoire du Tressay de La Sicaudais (propriétaire) dresse le plan du futur bourg, tel qu’il est constitué actuellement et finance la construction d’une église et d’un presbytère (devenu mairie en 1989). Dans cette église reposent les 20 personnes victimes de la révolution de 1793.

Lors des guerres de Vendée, la commune, ralliée aux Blancs, compte près d’une centaine de victimes.

Ancien blason La Sicaudais

Arthon devient commune d’Arthon en Retz le 9 juillet 1887

L’histoire récente de la commune a été marquée par les violents combats à la fin de Seconde Guerre Mondiale, lors de la réduction de la poche de Saint-Nazaire (août 1944 –mai 1945).

A la Sicaudais, un monument rappelle les noms de ceux qui sont tombés en tentant de libérer du joug Allemand les populations bloquées dans le réduit de Saint-Nazaire.

 

 

 

ARTHON du temps de nos parents :

Nous publions ici quelques vieilles photographies du centre ville d’Arthon il y a plusieurs dizaines d’années. Cette rubrique a été possible grâce au travail de Hubert Briand et de certains de ses collaborateurs qui nous permettent de voir à quoi ressemblait Arthon du temps de nos parents et grand-parents…

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Les anciens Maires de la commune

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L’Aqueduc et le site Gallo-Romain

« Une tradition fort ancienne attribue à Barbe Bleue [Gilles de Rais] la construction de l’aqueduc de la Fontaine Bonnet. Une jolie fille du bourg d’Arthon lui ayant dit qu’elle pourrait l’aimer, quand il aurait amené dans le bourg les eaux de la Fontaine Bonnet, Barbe Bleue fit faire l’aqueduc en une nuit » [Bizeul L.-J.-M. – De Rezay et du Pays de Retz (suite). Revue des Provinces de l’Ouest, 4e année, 1856, p. 586-605].

L’aqueduc gallo-romain d’Arthon-en-Retz est connu depuis les années 1840 : à partir de sa prise d’eau, longtemps située à la Fontaine Bonnet, au nord du village de La Poitevinière, il suit un parcours globalement nord-sud qui aboutit, au niveau de l’église actuelle du bourg, à un ensemble de constructions antiques intégrant des thermes fouillés dans les années 1960. Cet aqueduc a fait l’objet de plusieurs études et fouilles, les dernières en date ayant été réalisées en 1995-1996 à l’occasion de la déviation de la route départementale 751 Nantes-Pornic.

En 2009, une nouvelle enquête, coordonnée par Martial Monteil et Jimmy Mouchard (archéologues, Université de Nantes), a été mise en œuvre avec pour objectifs principaux le relevé précis des portions encore visibles de l’aqueduc et la réalisation d’une prospection pédestre destinée à mieux cerner l’emprise du site auquel il aboutit. L’essentiel des travaux se sont déroulés durant les vacances de la Toussaint 2009, dans le cadre d’un stage de formation destiné aux étudiants en archéologie de l’Université de Nantes.

La question de la prise d’eau alimentant l’aqueduc n’a pu être résolue. Les écrits qui désignent régulièrement la Fontaine Bonnet comme origine, la découverte plus au nord de débris provenant vraisemblablement de l’aqueduc et l’existence, à cet emplacement, d’un vallon susceptible d’avoir été traversé par un petit cours d’eau plaident cependant en faveur d’un point de départ quelque part dans cette zone. Dans cette perspective, deux choix ont pu être envisagés par les constructeurs : une prise d’eau dans une source ou le captage, après barrage, d’un cours d’eau circulant au fond du vallon. En règle générale, la préférence dans l’Antiquité va majoritairement au premier cas de figure (débit plus stable, moins de dépôts, etc.).

En direction du bourg d’Arthon-en-Retz, le relevé des vestiges visibles, cumulé avec les données issues des recherches antérieures, permet désormais d’estimer la longueur totale de l’aqueduc à 3,150 km, à quelques dizaines de mètres près. Il suit un tracé qui joue avec les courbes de niveau et se caractérise par trois modes de construction, classiques dans le monde romain. Depuis le nord, le canal (specus en latin) est tout d’abord supporté par un mur bahut (ou mur de soutènement), large en moyenne de 0,95 m et dont de belles portions sont conservées aux abords de La Poitevinière. Il reposait ensuite sur des arcades successives, dont seules subsistent les bases (20 ont été retrouvées sur les 74 reconnus au XIXe s.) : ce système a été imposé par le franchissement d’une dépression qui ne permettait plus de recourir à un simple mur de soutènement. Enfin, pour franchir cette fois une petite colline, c’est un système souterrain qui a été choisi en installant le conduit au fond d’une tranchée.

Le principe général est en fait de maintenir une pente régulière de manière à ce que l’eau puisse circuler sans difficulté depuis le point de départ jusqu’au point d’arrivée : un premier calcul permet de considérer que la pente était sans doute relativement faible, avec un dénivelé de 0,78 m seulement entre l’amont et l’aval. De même, une nouvelle estimation du débit maximum a été proposée, sur la base d’un conduit de forme légèrement trapézoïdale (0,16 x 0,18 x 0,20 m) : ce qui donne un volume moyen de 2064 m3/jour qui permettait largement de subvenir aux besoins en eau des thermes, mais aussi à la consommation en eau potable et, peut-être, à l’irrigation des jardins du domaine. La reprise de la documentation liée au point d’arrivée de l’ouvrage, complétée par les prospections, permet en effet de supposer que cet aqueduc était en lien avec une villa (un domaine rural combinant bâtiments à usage résidentiel et espaces liés à la production agricole) plutôt qu’avec une agglomération : mais cette hypothèse reste à confirmer.

L’enquête sera poursuivie en 2010 : elle visera à poursuivre la prospection pédestre aux abords du site antique, à tenter de retrouver la prise d’eau en utilisant la prospection électrique et, enfin, à réaliser trois petits sondages archéologiques pour préciser les modes de construction de l’aqueduc. En parallèle, une discussion a été engagée avec la municipalité pour réfléchir à un projet de mise en valeur de cet élément du patrimoine qui n’a pas d’autre équivalent aussi bien conservé à l’échelle des Pays de la Loire.

Album photos 

Dépliant réalisé suite à la campagne de fouilles de 2010