HISTOIRE

03/02/2017

L’un des objectifs de ce nouveau programme de recherche était la localisation du point de départ présumé de l’Aqueduc, à la Fontaine Bonnet, au nord du village de la Poitevinière. Mais les tranchées effectuées n’ont pas donner le résultat escompté, l’Aqueduc a gardé sous-terre une partie de ses secrets.

 

Sous la végétation, des pierres du mur de soutènement, qui portait l’Aqueduc en certains endroits.

Sous la végétation, des pierres du mur de soutènement, qui portait l’Aqueduc en certains endroits.

« Les premiers documents où des archéologues parlent de l’Aqueduc, datent de 1835 » indique Martial Monteil, « nous connaissons son trajet, son lieu d’arrivée, mais nous n’avons pas identifié son origine, lieu d’approvisionnement en eau ou source ». L’Aqueduc partait donc du nord de la Poitevinière et allait alimenter les thermes d’une villa gallo-romaine située près de l’actuelle église. Un trajet de près de 3 200 mètres, réalisé par endroits sur un mur de soutènement, sur arches sur piliers pour franchissement d’une dépression, en canalisation souterraine à la traversée d’une butte calcaire, afin de maintenir une pente régulière.

« Aujourd’hui le but est également de lancer un projet de mise en valeur du site. Cela débutera certainement par la mise en place de panneaux de signalisation et d’information » indique l’archéologue. Dans cet esprit, une matinée d’informations a été organisée le samedi 28 janvier. « Nous avons emmené les gens en divers lieux de l’aqueduc. Les gens ont découvert le mur de soutènement et suite à nos dernières fouilles, nous avons laissé des tranchées ouvertes. On a vu la tranchée réalisée en continu pour supporter les arcades, les bases des piliers supportant les arches… ». Des documents ont été remis, avec le tracé emprunté par l’Aqueduc, des schémas le représentant à l’origine.